1) Ne pas confondre mobilisation et sensibilisation des entreprises
- Dès la phase de sensibilisation aux entreprises, il est nécessaire d’inclure des objectifs de travail et de résultat.
Comment faire ?
• Des consultants peuvent être associés dès les premières réunions de sensibilisation pour identifier les besoins et les difficultés rencontrées par les entreprises.
• Des conseillers ou des chargés de mission du porteur de projet peuvent inclure en amont de l’action une phase de prédiagnostic (rencontres individuelles) pour cibler les attentes.
- La mobilisation peut se faire à tous les stades de la démarche pour engager le maximum d’entreprises. Des échanges peuvent être organisés pendant l’action et en aval de l’action avec le témoignage des entreprises participantes pour diffuser plus largement la démarche.
2) Prévoir dès la phase de conception des modalités de suivi de l’action
• Le porteur gagne à s’assurer qu’il a les moyens de d’organiser un service à ses adhérents après le déroulement de l’action ; il peut réfléchir aux outils de diffusion et au maintient de la dynamique (veille documentaire, diffusion de supports écrits, échanges de pratiques…). Il doit également veiller à ce que la démarche collective soit en cohérence avec l’ensemble des services apportés à l’entreprise.
• Une phase d’évaluation et de capitalisation peut être prévue dès la conception du cahier des charges au sein du comité de pilotage
3) Constituer un système de pilotage en tenant compte des moyens et des enjeux de chaque partenaire
- Clarifier la répartition des rôles entre chacun des partenaires (celle-ci devrait-être précisée dans la convention)
- Organiser une réelle complémentarité entre les partenaires (il est souhaitable qu’il n’y ait ni chevauchement des compétences et des responsabilités, ni complétude sur certaines fonctions).
- Définir les rôles et la démarche en adéquation avec les moyens effectifs des acteurs (que ce soit en termes de temps, de compétence, de capacité à mobiliser les entreprises).
Les rôles des uns et des autres peuvent varier d’une action à l’autre (notamment sur l’intervention, selon qu’il y ait un consultant ou non) mais dans tous les cas, il faut qu’ils soient précisément définis en amont.
Pour maintenir une dynamique dans le temps au-delà de l’action collective, il est souhaitable que le porteur ait les moyens d’être présent dans l’action et qu’aucun autre acteur ne se substitue à lui.
4) Adapter la démarche aux besoins et aux attentes des entreprises pendant la phase de production
- Organiser des rencontres régulières du comité de pilotage pour réinterroger l’organisation de la démarche
- Adapter le déroulement de l’action aux contraintes de temps (saisonnalité des activités, état de la prévention en amont de l’intervention…)
- Ne pas se focaliser sur les objectifs de résultats et s’assurer de la qualité de la démarche