La première étape de l’intervention a consisté à rassembler les responsables d’atelier dans un groupe de travail pour les former à la démarche d’évaluation des risques. Suite à cette formation, les responsables ont pu identifier les risques de leur secteur d’activité avec l’aide des salariés.
L’ensemble des risques ont été ensuite rassemblés dans un fichier informatique et hiérarchisés selon leur degré d’importance.
Cet outil a été développé au sein du CHSCT et lui a permis de structurer son action en définissant les priorités d’action. Des solutions techniques ont ainsi pu être rapidement apportées : installation d’une potence articulée avec palans électriques pour limiter les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), préconisation d’un plan de circulation dans l’entrepôt pour limiter les risques de chute d’objet…
L’analyse de l’activité des salariés a permis de voir que les procédures écrites n’étaient plus en relation avec l’exercice réel du travail. Ce constat a amené la direction a redéfinir les fiches de poste et la politique de rémunération.
Une deuxième phase d’enquête de terrain plus approfondie a alors été déclenchée pour analyser l’activité des agents de production dans le détail. Par exemple, l’étude de poste a fait apparaître que les ouvrières de production devaient avoir une bonne maîtrise de l’écrit pour renseigner les fiches qualité et qu’elles avaient un niveau d’autonomie important. Leur salaire a donc été réévalué en conséquence.
Parallèlement à ce travail, l’entreprise a décidé de revoir sa politique de gestion des emplois temporaires et de proposer un CDI aux intérimaires ayant de l’ancienneté. La démarche a donc su s’adapter aux besoins de l’entreprise et intégrer la prévention jusque dans la gestion des emplois et des compétences.