L’évaluation des risques s’est déroulée en plusieurs étapes.
L’entreprise ayant un niveau de sécurité très bas lors du changement de directeur, la première action est de distribuer les Equipements de Protection Individuelle à l’ensemble des salariés, et de remplacer le matériel défectueux (échelles, harnais, cordes)…La deuxième phase consiste à sensibiliser les salariés à la sécurité (information régulière, formation) pour qu’il y ait une prise de conscience par le collectif des risques encourus. Un dialogue constructif peut alors s’établir avec la direction : quelles sont les contraintes d’exécution au quotidien, comment peut-on adapter les façons de faire aux exigences de sécurité, dans quelles situations peut-on refuser un chantier ?
Cette écoute mutuelle et l’instauration d’un climat de confiance permettent notamment de mettre au point des outils adaptés aux situations de travail réelles. Pour éviter de transporter des charges lourdes sur le toit via une échelle, il a été décidé de fabriquer un outil de manutention pratique et simple à installer. Des prototypes sont actuellement testés par les salariés in situ qui pourront préciser les contraintes d’utilisation (lourdeur des matériaux, temps d’installation)… Les modalités d’utilisation sont aussi discutées : il ne s’agira pas de se servir de l’outil dans toutes les interventions, mais seulement lorsque qu’il y aura un intérêt au niveau sécurité, gain de temps et baisse de la pénibilité du travail. La politique d’achat a également été modifiée pour limiter les risques de manutention : les nouveaux panneaux solaires utilisés sont moins volumineux et plus faciles à transporter, ce qui facilite le travail des salariés au quotidien.