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Exemples d'interventions
Cas d'entreprises : Secteur Caoutchouc
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Mots-clefs : Processus dynamique, Implication de la direction, Implication du CHSCT, évolution des politiques d'achat
Taille : 235
Territoire :
Secteur : Caoutchouc
Thématique : Evaluation des risques professionnels
Comité de pilotage :
Intervenant : Aucun
Cas caoutchouc en format.pdf
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L’efficacité de la politique de prévention instaurée dans l’entreprise a été rendue possible grâce à l’implication des salariés et de l’ensemble des services de l’entreprise (achats, logistique, maintenance, recherche et développement…)
Contexte de l'intervention
L’entreprise s’est d’abord inscrite dans le cadre d’une démarche collective menée par AGEFOS PME. L’animatrice sécurité participe à la formation-action proposée par ARAVIS pour apprendre à procéder à l’évaluation et à mettre en place le document unique.
Description de l'intervention
Dès le départ de l’action, la direction souhaite impliquer l’ensemble du personnel dans la démarche. Sous le pilotage de l’animatrice sécurité, la méthodologie retenue propose donc d’impliquer directement le CHSCT dont les membres vont participer à l’évaluation des risques sur le terrain : répartis dans les unités de travail, ils vont identifier les situations d’exposition au risques avec l’aide des opérateurs, et valider avec eux le document final. L’évaluation permet de révéler certains dysfonctionnements du process global de production. L’activité de malaxage du caoutchouc s’est révélée inadaptée au matériel de l’entreprise : le même produit circulait sur 3 machines différentes, engendrant des risques spécifiques dans chaque unité de travail. Traiter séparément ces risques dans chaque unité de façon cloisonnée s’est révélé inefficace. En accord avec la Direction et le CHSCT, il a donc été décidé de sous-traiter l’activité de malaxage du caoutchouc. La sécurité est devenue une préoccupation partagée par l’ensemble des acteurs. Par exemple, chaque secteur a pris conscience de sa responsabilité concernant les risques chimiques : - le secteur des achats effectue des commandes moins importantes pour limiter le stockage des solvants. Le service achat est lui-même demandeur de conseil au service HSE lorsqu’un changement de conditionnement de matière est prévu. - Le service logistique a pris conscience que le stockage et le transport des produits dangereux a un impact primordial en sécurité industriel - Le laboratoire de recherche et développement tente de limiter l’usage de produits toxiques, conscients des risques qu’ils peuvent occasionner au sein de la production. L’entreprise ne se contente donc pas seulement de protéger ses salariés (port des EPI, protections collectives), mais de responsabiliser collectivement l’ensemble de ses services pour prévenir les risques.
L’évaluation des risques a permis de faire un inventaire des différents risques présents dans l’entreprise. Au-delà de la formalisation du document unique et du plan d’action, la démarche a permis de former l’ensemble des acteurs à l’évaluation : Le service HSE s’est professionnalisé et peut aujourd’hui fournir un soutien technique aux services, les membres du CHSCT sont devenus des acteurs capables de participer à la mise en œuvre des solutions de prévention, les services achats et recherche et développement tiennent mieux compte dans leur travail de ces nouvelles exigences… A chaque évaluation d’un risque, que ce soit dans une unité de travail, lors de l’arrivée d’un nouveau produit ou d’un nouvel outil de production, l’entreprise s’attache à décrire l’impact des services en amont et en aval. Des groupes de travail pluridisciplinaires sont organisés, notamment avec le service achat qui était surpris au début d’avoir un rôle dans la sécurité et l’environnement à jouer.
Pérennisation de l'intervention
Une semaine de la sécurité est animée chaque année pour sensibiliser sur les risques liés aux activités du site (solvant, bruit…). Des échanges sont organisés pour que les opérateurs aillent étudier les risques sur un autre site de production: ils peuvent ainsi étudier sur d’autres terrains si certains risques sont similaires ou si au contraire une organisation différente permet de résoudre certains problèmes…Ces échanges permettent aux salariés de se former un regard critique sur les questions de sécurité.
La sécurité et la prévention ne sont pas des objets sans enjeu. Puisque l’évaluation n’est pas une fin en soi, cet exemple montre les difficultés de porter le point de vue de la prévention y compris par les représentants du personnel au CHSCT vis à vis des salariés eux-mêmes (crainte des solutions qui gêneraient le déroulement du travail, crainte pour leur emploi, changement d’habitude de travail) vis à vis des différents services (achat, logistique, recherche et développement). La sécurité n’est pas une chose que l’on rajoute après que les moyens techniques ou le produit ne soient déterminés. Les solutions aux problèmes de sécurité interrogent différents aspects du fonctionnement de l’entreprise.

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