Dans un premier temps, une formation a été délivrée à l’ensemble des salariés par l’intermédiaire de groupes hétérogènes (employés, cadres, membres de la direction). L’objectif est de favoriser le débat entre différents niveaux hiérarchiques à partir de situations dangereuses observées dans l’entreprise : pourquoi accepte-t-on ces situations ? Quels sont les compromis qui sont acceptables en terme de sécurité ? L’intérêt de cette méthode est de définir collectivement un seuil de tolérance vis-à-vis du risque et comprendre les raisons qui expliquent les conduites à risques (contraintes de production, tâches de travail supplémentaires réalisées par les salariées…)
Suite à cette formation, un système de Détection des Situations Dangereuses (DSD) est mis en place : ce système incite les salariés à formaliser les situations dangereuses rencontrées à l’aide d’une fiche remise à l’encadrement direct. Au lieu d’imposer aux salariés de travailler en sécurité, on leur demande de s’exprimer sur les dangers auxquels ils sont exposés. L’entreprise est donc passée d’une culture de la sécurité à une culture du risque qui propose d’établir un dialogue avec les salariés sur les risques qu’il est acceptable de prendre.
Dans le cadre des nouveaux projets (par exemple la mise au point d’un nouveau pilote de procédés), la sécurité fait partie intégrante du cahier des charges : analyse préliminaire des risques dans le pré-projet, suivi permanent des DSD (Détection de Situations Dangereuses), écriture des nouveaux modes opératoires et des risques qui y sont associés ; mise en place d’un cahier pour la résolution des problèmes dés les phases d’installations et de démarrage.
Dès le début du projet, les techniciens opérateurs sont impliqués.
La réalisation de l’évaluation des risques sur l’installation se fait dans le cadre de l’élaboration des modes opératoires. Les documents produits deviennent le support de formation des techniciens qui vont l’exploiter. Les formateurs sont les personnes qui ont formalisées l’évaluation des risques…