Une formation à l’attention du comité de pilotage (directeur, animateur sécurité, infirmière, secrétaire du CHSCT) est organisée afin de leur présenter les principes d’une démarche d’évaluation des risques. Les membres du comité seront chargé ensuite d’aider les groupes de travail qui auront été constitué au niveau de chaque unité de travail à effectuer un descriptif détaillé de l’activité et à remplir un questionnaire sur les risques rencontrés.
Afin d’impliquer le management intermédiaire dans l’action, les chefs d’équipes sont chargés de valider l’inventaire des risques effectué dans leur unité et de mettre en œuvre les actions de prévention qui s’imposent.
Un premier diagnostic permet de constater que les risques sont différents selon le type d’activité. Les risques “ classiques ” (risques mécaniques, manutention manuelle…) liés à l’activité première de l’entreprise sont relativement connus et maîtrisés. En revanche, une nouvelle activité (fabrication de pièces montées pour l’automobile) fait apparaître de nouveaux risques (gestes répétitifs) et de nouvelles pathologies dont les Troubles Musculo-Squelettiques.
En amont de la démarche, des solutions techniques avaient été envisagées sans apporter de résultats satisfaisants. L’analyse détaillée de l’activité a permis de mieux définir les difficultés rencontrées par les salariés au quotidien : manque de souplesse dans l’organisation, travail posté et contraignant, isolement du salarié, insuffisance des pauses, recours fréquent à une main d’œuvre intérimaire… Des solutions ont donc été apportées sur le plan technique (table élévatrice, plan inclinés…) mais aussi sur le plan humain et organisationnel : rotation des postes et organisation de la polyvalence, organisation des pauses, réintroduction d’une procédure d’accueil des nouveaux arrivants…