Dès le début de la démarche, les salariés réunis autour d’une table ont pu exprimer leurs problèmes de santé (mal de dos, mal aux épaules) en présence de la direction. La prise de conscience de ces pathologies généralisées souvent peu exprimées a incité les directeurs des différents établissements à mettre en place des mesures rapides de mise en conformité des machines.
L’analyse des observations et des entretiens a révélé que les risques dans les scieries ont évolué : du fait des mutations techniques, les risques de manutention manuelle (toujours présents néanmoins) ont fait place aux risques de gestion des flux.
En effet, des machines de puissance différente ont été installées à diverses époques au détriment d’une régulation entre les ateliers de production. Certaines pièces sont donc conduites à effectuer plus de trajets que nécessaire au cours de leur transformation ; la production se trouve ralentie, et les risques liés à la circulation augmentent dans un espace souvent limité.
La démarche d’évaluation des risques a conduit à homogénéiser le parc machine et à gérer l’espace et les stocks de façon plus rationnelle. Loin de se limiter à des impératifs de sécurité contraignants, l’étude a donc permis d’optimiser le process de production.