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Exemples d'interventions
Démarches collectives : Secteur Automobile
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Mots-clefs : Processus dynamique, Implication du porteur de projet, Mobilisation des employeurs, Transfert
Taille : 10
Territoire : Drôme et Ardèche
Secteur : Automobile
Thématique : cas 2
Comité de pilotage : Chambre Syndicale des Métiers de l'Automobile Drôme-Ardèche, CRAM, Inspection du travail, DDTEFP, DRTEFP Rhône-Alpes, services inter-entreprises de médecine du travail, organisations syndicales de salariés (CFDT, CGT, CFTC, FO)
Intervenant : Alpha conseil
http://www.groupe-alpha.com
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Branche d'activité | | Station service | | Agent véhicules | | Agent poids lourds | | Préparation et nettoyage VN/VO | | Mécanicien réparateur | | Agent véhicule | | Agent dépanneur | | Concessionnaire véhicules | | Concessionnaire poids lourds |
La démarche d’évaluation des risques a abouti à la création d’un “ classeur unique ” transmissible à l’ensemble des entreprises adhérentes au syndicat. Elle a également permis une mise en conformité des entreprises et une prise de conscience de risques nouveaux : risques chimiques, risques d’explosion, risques d’agression, risques routiers…
Contexte de l'intervention
La démarche a été initiée par la DDTEFP de la Drôme et financée en partie par la DRTEFP Rhône-Alpes. L’objectif de l’intervention a été d’accompagner une dizaine d’entreprises représentatives des différents métiers des services de l’automobile sur une démarche d’évaluation des risques permettant d’engager à terme une politique de prévention. Cet objectif répondait à une volonté politique et opérationnelle du CNPA de la Drôme de mener une action permettant de réduire le nombre d’accidents du travail dans la profession et d’aider ses adhérents à s’adapter à la nouvelle réglementation.
Description de l'intervention
Suite à plusieurs réunions de sensibilisation auprès des adhérents, 10 PME volontaires ont été sélectionnées pour participer à la démarche. La méthodologie retenue propose une succession de phases individuelles et collectives permettant à la fois d’étudier les problèmes concrets des entreprises et de leur fournir un espace de dialogue et de formation. Témoin de l’investissement du CNPA, le président lui-même s’est déplacé dans chaque PME pour relayer le discours de l’intervenant et mobiliser les employeurs. Une chargée de mission du CNPA a également co-animé les phases collectives et a pu de ce fait être informée des difficultés rencontrées et des réponses à donner. L’objectif pour les PME sélectionnées était de passer du “ système D ” et d’une gestion “ au jour le jour ” à une organisation structurée de la prévention. Plus l’entreprise est de petite taille, plus les salariés sont polyvalents et exposés à une multitude de risques. De plus, le risque d’interférence entre les activités est très présent ; par exemple, l’atelier de soudure peut se trouver à proximité de l’activité mécanique, ce qui expose les mécaniciens à des risques non liés à leur activité. Enfin, du fait des évolutions techniques, les risques ont évolué. Les risques de manutention manuelle sont moins nombreux grâce à l’installation des palans et des ponts élévateurs. En revanche, les risques d’explosion liés à la réparation des moteurs à injection sont de plus en plus fréquents, et la manipulation de produits chimiques réclame de plus en plus de précautions. L’augmentation des contacts avec la clientèle fait également apparaître des risques d’agression et une pression supplémentaire pour les salariés. La perception de ces changements a fait prendre conscience aux salariés de la nécessité d’adapter leurs pratiques aux évolutions de leur métier.
L’intervention a permis de : - Mettre à disposition des entreprises un “ classeur unique ” permettant aux entreprises de réaliser leur propre document unique. Sur 10 entreprises, 7 d’entre elles ont finalisé leur évaluation des risques. - Procéder dans chaque entreprise à des actions de mise en conformité : visites annuelles (installations électriques et de levage), plan d’évacuation et mesures de premier secours, mises aux normes des équipements de travail, dotation d’équipements de protection individuelle… - Clarifier le discours sur la sécurité et l’hygiène dans les entreprises en améliorant la communication : fiche d’accueil des nouveaux arrivants, réunions d’information animées par le CNPA sur les nouveaux matériels ou les nouveaux aménagements, signalisation des dangers sur le lieu de travail… - Actualiser la politique de formation en réactivant les modules de formation sur la sécurité proposés par le CNPA (incendie, utilisation de produits chimiques…). L’intervention a également révélé le besoin de créer des formations ciblées notamment pour les responsables d’atelier, permettant de répondre à des problèmes concrets : méthodes d’aménagement des ateliers, de rangement du matériel, de gestion des stocks, de management de la sécurité…
Pérennisation de l'intervention
Dans chaque entreprise participante, une personne a été chargée de faire vivre le document unique et de suivre le plan d’action. Pour ne pas surcharger l’employeur, cette tâche a été confiée à une secrétaire ou à un chef d’atelier. Dans ces entreprises, le document unique a été informatisé pour faciliter sa mise à jour et donc en faire un véritable outil de gestion des risques utilisable dans la durée. Le suivi de l’action sera effectué par le CNPA qui a mis à disposition des entreprises un interlocuteur pouvant répondre aux questions ou alerter sur l’évolution de la législation.
Le CNPA a diffusé la trame du “ classeur unique ” auprès de ses adhérents afin de leur permettre de se pourvoir du document unique. Un numéro spécial du journal des adhérents consacré à l’évaluation des risques a présenté les grands principes de la démarche ainsi que les méthodes utilisées.
- La participation des syndicats de salariés aux côtés du CNPA au sein du comité de pilotage prouve que la prévention est un thème fédérateur. Ils ont également permis de faire remonter les inquiétudes des salariés concernant notamment le risque amiante ou le stress. Leur présence atteste de la transparence de la démarche. - La forte mobilisation du CNPA et sa participation active dans la démarche lui a permis de se professionnaliser et de diffuser par la suite le discours sur la prévention auprès de l’ensemble de ses adhérents. Sa présence sur le terrain a également facilité l’implication des chefs d’entreprise. - Les limites de l’action ont été posées dès le départ : l’intervention avait pour objectif de sensibiliser à la sécurité, de formaliser les risques et de mettre en place des règles de sécurité. Le travail se situe donc en amont d’un management de la sécurité. Une durée d’intervention sur le terrain plus longue aurait permis de prendre en compte l’organisation du travail dans la politique de prévention.

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